Yoga en extérieur à Spotee Eguilles, Mardi 12/10

Je vous invite à une pratique de Yoga en extérieur à Eguilles, le Mardi 12 octobre, entre midi et deux pour un instant convivial. Ouvert à tous, même aux personnes qui ne sont pas souples !

Je proposerai une série de postures et d’enchainements, orientée pour les personnes qui travaillent sur un bureau ou devant un écran d’ordinateur. Après une première partie « dynamique », si le cœur vous en dit, nous pourront continuer avec une petite séance de méditation en mouvement.

C’est l’occasion de couper la journée et de repartir plein d’énergie pour bien commencer l’après-midi. Vous pourrez également en profiter pour découvrir Spotee, un espace idéal pour le coworking « autrement ».

Tarif : participation libre en conscience
Horaire : 12h30 à 13h30
Lieu : Spotee Eguilles, ZI des Jallassière 105 chemin des Valladets 13510 Eguilles
Matériel : Merci d’amener votre tapis de Yoga. Le yoga se pratique pieds nus ou avec des chaussettes anti-dérapantes.

Merci de m’envoyer un SMS au 06 73 58 20 27 pour réserver et vous prévenir en cas d’imprévus.

Vous pouvez partager l’évènement sur facebook : https://fb.me/e/2XOvNIWsh

Comment stopper les pensées pendant la méditation ?

Un élève m’a récemment expliqué qu’il avait trop de pensées durant la méditation et m’a demandé comment faire pour ralentir le flux de ses pensées.

La première chose à savoir c’est qu’il est impossible d’arrêter complètement les pensées. Le cerveau est par nature conçu pour produire des pensées. Mis à part une lobotomie, je ne vois pas comment arrêter durablement le flux de vos pensées !

Il est donc normal, quand on débute la méditation, d’avoir de nombreuses pensées qui se bousculent et qui peuvent même tourner en boucle. Voici quelques conseils pour apaiser le mental et créer plus d’espace entre chaque pensée.

Faire de son mental un ami

Il ne sert à rien d’entrer en lutte avec son mental avec des pensées comme « je dois arrêter de penser », « je dois maitriser mon mental » ou « j’ai un mental trop agité ». Le mental est un outil puissant et utile quand il est au service de la conscience. Et si vous le considériez donc comme un ami ?

Ma proposition est donc de tout simplement accueillir vos pensées et vos émotions. N’ayez aucun jugement sur vos pensées ou bien sur votre façon de les accueillir, juste accueillez !

Imaginez votre mental comme un beau ciel bleu avec quelques nuages. Il est impossible de chasser les nuages par la volonté, vous ne pouvez que les regarder et attendre qu’ils passent. Imaginez que vos pensées sont comme ces nuages. Contemplez-les et laisser les traverser le ciel de votre mental, puis revenez à votre objet de méditation.

Pratiquer avec l’effort juste

Le cerveau est un muscle, comme toutes les compétences, la méditation s’acquiert par la pratique. Si vous décidez de vous mettre à la course à pied, vous n’allez pas commencer par courir un marathon. Donc commencez par de petites sessions, ne serait-ce que 2 minutes. Il vaut mieux commencer avec des séances, de quelques minutes, mais tous les jours, plutôt que 3 séances d’une heure pendant 3 jours et ensuite tout abandonner, car c’est trop difficile. Avec la régularité, l’activité mentale va progressivement se stabiliser.

Ritualiser la pratique

Au départ, avoir un endroit précis et dédié, ainsi qu’un horaire fixe (comme le matin, avant le petit déjeuner, pour ma part), peut aider à instaurer la pratique. On peut aussi ajouter des actions de préparation comme allumer un bâton d’encens, faire sonner une clochette ou réciter un mantra.

La visualisation

Si le mental est agité, on peut commencer la pratique par une visualisation. Il peut être utile de s’imaginer dans un « endroit sûr » ; cet endroit peut exister, et être un lieu où vous vous sentez calme et en sécurité. Il peut être également complètement inventé. Vous pouvez également visualiser une situation du passé où vous vous sentiez calme et détendu.

Concentration sur la respiration

Bien souvent, on conseille de prendre la respiration comme objet de méditation. On peut alors se concentrer sur les sensations corporelles liées à la respiration. Dans de nombreux livres, on conseille de se concentrer sur la sensation de l’air qui passe au niveau des deux narines. Pour ma part, cela n’a jamais fonctionné, je préfère me concentrer sur la sensation et les mouvements au niveau du ventre générés par l’inspiration et l’expiration.

Utiliser un mantra

Pour certains, la répétition d’un mantra peut être un support temporaire ou bien définitif. Cela consiste à répéter en boucle une syllabe ou une phrase ayant un sens pour vous. Vous pouvez soit utiliser des mantras célèbres comme «Om Namo Narayanaya» (hindouiste) ou « Om mani padme hum » (bouddhiste),  ou bien en créer vous-même, dans votre langue natale comme « Je suis calme et détendu ». La répétition va concentrer le mental et donc éloigner les pensées parasites.

Tenir compte de son état mental

En cas de troubles mentaux ou en cas notamment de dépression, il peut être contre indiqué de pratiquer la méditation, notamment si vous pratiquez seul. Si vous souffrez de dépression, il pourrait être plus adapté de privilégier des pratiques dynamiques comme la « salutation au soleil » ou d’autres exercices cardios comme le HIIT (Hight Intensity Interval Training). Ayant vécu moi même une dépression, j’ai constaté que dans les moments les plus sombres, la méditation n’était pas appropriée. Ce sont le Yoga dynamique, le HITT, ainsi que les promenades dans la nature qui m’ont été les plus profitables.

Postures de Yoga préparatoires

Certaines postures de Yoga ont un effet calmant sur le système nerveux, et tout particulièrement les flexions avant. Je propose souvent de telles postures à la fin de mes cours, juste avant la méditation finale pour apaiser le flux des pensées.  Les flexions avants comme « Paschimottanasana » ou « Janusirsasana » qui sont très efficaces (voir photos ci-dessous).

Paschimottanasana
Janusirsasana

Conclusion

En suivant ces conseils, l’espace entre vos pensées va progressivement s’agrandir au fur et à mesure que la fréquence de vos ondes cérébrales diminuera.

Il se peut alors qu’un signe apparaisse, signe de la modification de votre état de conscience (cela peut être visuel, comme l’apparition d’une lumière ou bien être une sensation corporelle). Pour ma part, je ressens alors comme des picotements accompagnés d’une sensation de relâchement des muscles. Si je poursuis alors la pratique, au bout de quelques temps, il m’arrive fréquemment que des intuitions ou des pensées « nouvelles » me viennent spontanément. Ces idées apportant des solutions à des problèmes que je me posais bien avant le début de la pratique.

Yoga dynamique , Mardi 28/09 à Aix Les Milles

Je vous invite à une pratique de Yoga en extérieur à Aix en Provence, le Mardi 28 septembre, entre midi et deux pour un instant convivial. Ouvert à tous, nous pratiquerons ensemble un Yoga dynamique. Je proposerai une série de postures et d’enchainements, orienté pour les personnes qui travaillent sur un bureau ou devant un écran d’ordinateur.

Ce sera l’occasion de couper la journée et de repartir plein d’énergie pour bien commencer l’après-midi. Vous pourrez également en profiter pour découvrir Spotee, un espace idéal pour le coworking « autrement ».

Tarif : participation libre en conscience

Horaire : 12h15 à 13h15

Lieu : Spotee Aix, 735 Avenue de Lieutenant Parayre, espace Valette 13290 Aix-en Provence

Matériel : Merci d’amener votre tapis de Yoga

Merci de m’envoyer un SMS au 06 73 58 20 27 pour réserver et vous prévenir en cas d’imprévus.

Le Yogi et la fourmi

On peut le dire : j’étais en guerre contre les fourmis. Suite à leur invasion surprise dans mon jardin et au ravage de mon gazon, j’ai déterré la hache de guerre :

D’abord, en « bon Yogi », j’ai commencé par la méthode pacifique, en tentant de les éloigner avec des répulsifs naturels comme du purin de sauge fait maison, pour ensuite monter progressivement dans la violence en commençant par des répulsifs chimiques : inefficaces. J’ai donc tenté successivement de les noyer, de les empoisonner avec de la chimie (appâts, glues et autre poudres), jusqu’à détruire physiquement leur fourmilière à coups de binette acharnés , ce qui n’a pas manqué de bousiller une partie de mon gazon et de me faire perdre au passage 5 points de Karma supplémentaires. Oui, je dis bien « coups de binette acharnés » car c’était pendant le confinement : j’étais en colère et comme toujours, il fallait un responsable. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai décidé de faire payer les fourmis !

Je pensais avoir gagné la partie car cela faisait plusieurs mois que je n’avais plus vu de fourmis dans mon jardin.

Ce matin, je sors sur ma terrasse, il fait beau et je commence donc ma pratique de Yoga quotidienne.

Je suis en préparation pour faire la posture du « V inversé ». Je suis allongé sur le ventre, au sol, sur la terrasse de mon jardin. Et je vois alors, juste sous mon nez, une longue file de fourmis, qui transporte de la nourriture d’une extrémité à l’autre de mon jardin, en traversant de manière éhontée ma terrasse (voir photo ci-dessus, pour preuve du délit).

Et là, après un grand soupir, je m’incline, rendant hommage à leur incroyable capacité de résilience, leur résistance et leur capacité à agir de manière unie, cohérente et coordonnée.

Dans cette posture d’humilité, allongé de tout mon poids sur le sol, je ressens alors un sentiment de respect pour ces petits insectes qui peuplent la terre depuis 140 à 168 millions d’années. C’est à dire bien avant nous, l’apparition des premiers hommes datant seulement de 300 000 à 200 000 ans.

Il faut dire que leurs capacités physiques sont hors norme, leur système de communication extrêmement élaboré et rapide (échanges de phéromones), leur intelligence collective est surprenante. Il découle de tout cela une incroyable capacité d’adaptation à travers les âges.

Donnez un coup de pieds dans une fourmilière et vous verrez ce qui se passe : chaque individu s’active instantanément pour répondre à la situation. Les combattantes, les ouvrières, les nourricières : toutes se concentrent sur leur mission dans le but ultime de sauver la fourmilière.

Quelle inspiration pour nous, en cette période trouble où règne la peur et l’égoïsme, chacun estimant être la victime d’une situation injuste ou autrui est toujours le responsable. Notre fourmilière est en train de brûler, et nous nous regardons le nombril !

Pendant que je reprends mon souffle, une fourmi, curieusement plus grosse que les autres, vient dans ma direction, quittant la longue traînée noire formée par les autres fourmis. Elle s’approche de mon visage, peut-être pour me souffler à l’oreille l’idée qui me vient ensuite :

« L’action concentrée, dans un esprit d’unité, permet de soulever des montagnes… et de sauver la fourmilière ! »

Voici comment j’ai interprété cette idée en faisant le parallèle avec le Yoga :

« L’action concentrée », c’est « se concentrer sur l’action et non sur le fruit de l’action »  (un concept clé du livre de la Bhagavad-Gita si chers aux Yogis). Si je me concentre sur le fruit de l’action (le gain ou la perte financière, une rupture, l’approbation ou le jugement des autres, etc.), mon esprit est tendu et mon action en est teintée, je vis dans alors dans un futur que je ne contrôle pas et qui n’existera peut-être jamais.

Si je me concentre pleinement sur l’action, sans en attendre les fruits, je suis détendu et je vis dans le présent. Je peux donc prendre plaisir et savourer l’instant présent. Par ailleurs, je suis plus efficace, j’ai donc plus de chance d’atteindre mon objectif.  D’autre part, mon action est teintée par la Présence, les autres le ressentent et il s’en dégage de la joie et de l’unité. Enfin, quand je suis intensément concentré sur l’action, toute peur disparait.

« L’esprit d’unité », c’est arrêter de penser que nous sommes tous séparés et tous différents. Nous faisons tous face aux mêmes peurs (notamment la peur de mourir, que ce soit la mort physique ou celle de l’ego). En réalité, nous sommes tous connectés les uns aux autres, à un niveau ou à un autre, ne serait-ce que parce que nous avons les mêmes besoins essentiels et la même maison, la Terre.

Réaliser ces deux aspects du Yoga est un long travail de fourmis ! Pour ma part, c’est encore loin d’être le cas tout le temps. Comme tout le monde, je suis soumis aux nombreuses distractions liées au monde moderne. Par ailleurs, l’esprit de division, diffusé notamment à travers les médias ou les réseaux sociaux n’a jamais été aussi présent et a atteint des sommets avec la crise du Covid.

Même si ce n’est pas facile, c’est une victoire, un instant de joie et de grâce, à chaque fois que ces deux aspects sont présents dans ma vie. Une chose est sûre, la pratique régulière du Yoga, est l’une des voies précieuses pour y accéder.

Et puis si les fourmis y arrivent, pourquoi pas nous 🙂